Foire aux Questions

Questions et réponses d'ordre général

1. Est-ce que le port d'un soutien-gorge à cerceaux peut causer un cancer du sein? (Question d'une internaute)

Le port de soutien-gorge (à cerceaux ou non) ne fait pas partie des facteurs de risque du cancer du sein. Il s'agit là d'une fausse croyance souvent véhiculée.

2. Si nous avons des kystes lors de la passation de la mammographie, cela peut-il les faire éclater? (Question d'une internaute)

Pour certaines femmes, la mammographie est gênante, et peut causer un certain inconfort. La compression des tissus mammaires est nécessaire lors de la mammographie pour :

  • Égaliser l’épaisseur du sein pour que tous les tissus soient visualisés;
  • Étendre le tissu pour que les petites anomalies soient mieux visibles;
  • Permettre d’utiliser une dose de rayons X plus faible étant donné qu’on prend une image d’une quantité plus mince de tissus du sein;
  • Tenir le sein immobile pour éviter que les images soient brouillées par le mouvement;
  • Réduire l’éparpillement des rayons X et obtenir une image plus claire.

Les technologues participant au programme de dépistage savent comment positionner les seins de la femme lors de l’examen pour minimiser l’inconfort.  Aussi, les appareils ont été améliorés et la durée de compression nécessaire pour obtenir des images précises est de courte durée; elle dure quelques secondes seulement et ne peut causer l'éclatement d'un kyste.

La mammographie demeure le meilleur outil pour le diagnostique précoce du cancer du sein: c'est prouvé, la mammographie sauve des vies !

Par ailleurs, si vous avez des doutes ou des craintes relativement à votre prochaine mammographie, nous vous invitons à en discuter avec votre médecin traitant. 

3. Qu’est que le cancer du sein ?

Notre corps est composé d’une multitude de cellules. Ces cellules ont leur cycle de vie : chaque jour, des milliers d’entre elles meurent et sont remplacées par de nouvelles cellules.  Le cancer du sein débute lorsque des cellules commencent à grossir et à se multiplier sans contrôle. Au fil du temps, à mesure qu’elles s’amalgament, elles forment une masse ou tumeur dans le tissu mammaire. La maladie peut se loger dans le sein, mais aussi dans la partie du corps comprise entre la clavicule, l’aisselle et la lame du sternum, au milieu de la poitrine.

4. Connaît-on les causes du cancer du sein ?

Les causes du cancer du sein sont inconnues, mais on a identifié certains facteurs de risque.

5. Quelles sont les principaux facteurs de risque liés au cancer du sein ?

  • Le premier est sans contredit le fait d’être une femme et l’âge : 8 cas sur 10 surviennent chez des femmes de plus de 50 ans.
  • L’historique médical de la femme vient en second : avoir déjà eu un cancer du sein ou avoir eu antérieurement une biopsie du sein révélant certaines anomalies.
  • Du côté des antécédents familiaux, le risque est plus élevé chez une femme dont la mère ou la sœur a déjà été atteinte d’un cancer du sein avant la ménopause.
  • La présence de mutations dans le BRCA1 (gène 1 du cancer du sein) et le BRCA 2 (gène 2 du cancer du sein), rend certaines femmes plus susceptibles d’être atteintes d’un cancer du sein.
  • On remarque une légère augmentation du cancer du sein chez les femmes qui suivent une hormonothérapie pendant plus de cinq ans.
  • La majorité des femmes qui développent un cancer du sein ne présentent aucun facteur de risque autre que celui d’être une femme et d’avancer en âge. 

6. Peut-on passer une mammographie de dépistage si on a moins de 50 ans ?

Pour les femmes des autres groupes d’âge, les avantages de la mammographie sont incertains. Ces femmes sont invitées à discuter avec leur médecin de leur risque personnel de cancer du sein ainsi que des avantages et des désavantages de la mammographie.

Si leur médecin traitant le juge approprié, les femmes de 40 à 49 ans ou de 70 ans et plus peuvent, sur ordonnance médicale, passer une mammographie de dépistage gratuitement dans un centre de dépistage désigné.  Il n’y a pas de dépistage systématique pour les femmes de moins de 40 ans.  Une mammographie diagnostique sera effectuée uniquement si une anomalie est constatée.

7. Pourquoi est-ce important pour une femme de voir à la santé de ses seins ?

À tout âge, les femmes devraient connaître l’état normal de leurs seins et parler de tout changement à leur médecin. La mammographie est le moyen jugé le plus efficace pour détecter de façon précoce le cancer du sein.

Depuis 1998, le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) a permis à de nombreuses femmes de 50 à 69 ans de passer une mammographie de dépistage tous les 2 ans et par le fait même d’améliorer le dépistage précoce de cette maladie. De plus, grâce à des méthodes diagnostiques et thérapeutiques plus efficaces et générant moins d’effets secondaires, la littérature scientifique confirme un taux de survie relative au cancer du sein de 88 % après 5 ans.

8. Pourquoi certaines femmes sont-elles réticentes à passer une mammographie ?

La première raison est la peur d’avoir un cancer. Elles se disent : « Si je n’y vais pas, je ne l’aurai pas ! » C’est oublier que plus la tumeur est petite et localisée, meilleures sont les chances de guérison. Il faut aussi noter que pour certaines femmes, la mammographie est gênante, et peut causer un certain inconfort. Toutefois, les technologues participant au programme de dépistage savent comment positionner les seins de la femme lors de l’examen pour minimiser l’inconfort.  Aussi, les appareils ont été améliorés et la durée de compression nécessaire pour obtenir des images précises est de courte durée.

9. La compression du sein est-elle nécessaire lors d’une mammographie ?

Oui, la compression des tissus mammaires est nécessaire pour :

  • Égaliser l’épaisseur du sein pour que tous les tissus soient visualisés;
  • Étendre le tissu pour que les petites anomalies soient mieux visibles;
  • Permettre une dose de rayons X plus faible étant donné qu’on prend une image d’une quantité plus mince de tissus du sein;
  • Tenir le sein immobile pour éviter que les images soient brouillées par le mouvement;
  • Réduire l’éparpillement des rayons X et obtenir une image plus claire.

10. Est-ce qu’une mammographie de dépistage aux deux ans permettra à une femme d’éviter un cancer ?

Non. Le dépistage par mammographie ne permet pas d’éviter un cancer. Son but est de détecter le cancer, le cas échéant, à un stade précoce.

11. Est-ce qu’une mammographie de dépistage peut détecter tous les cancers du sein ?

Non. Même si la mammographie est actuellement le meilleur examen de dépistage du cancer du sein, elle ne peut pas détecter tous les cancers du sein.

L'interprétation des mammographies peut être difficile, car l'aspect du sein normal est différent pour chaque femme, un peu comme les empreintes digitales !

Ainsi, par leur petite taille ou leur structure, certains cancers du sein sont difficiles à visualiser et ne peuvent donc être vus à la mammographie malgré une analyse minutieuse et rigoureuse des clichés par le médecin radiologiste. Les études scientifiques révèlent que 10 % des cancers du sein ne sont pas visibles à la mammographie.

Il arrive donc qu’une femme reçoive un diagnostic d’un cancer du sein après avoir eu une première mammographie de dépistage normale. Cela peut être dû au fait qu’un cancer était présent mais indétectable au moment de la mammographie de routine, ou qu’il se soit  développé rapidement, par exemple dans les deux ans suivant une mammographie de dépistage.  Une comparaison avec les mammographies antérieures est donc essentielle puisqu’elle permet de détecter de subtils changements.

12. Quelles sont les anomalies faisant habituellement l’objet d’examens additionnels suivant une mammographie de dépistage?

Suivant la mammographie de dépistage, environ 10 femmes sur 100 feront l’objet d’examens additionnels (mammographie additionnelle, échographie ou biopsie, selon le cas). Dans 90 % des cas, la conclusion de ces examens sera normale. Les anomalies le plus souvent détectées sont des masses (souvent des kystes bénins), des microcalcifications (voir question 20), une distorsion de la glande ou une asymétrie entre les deux seins.

Questions et réponses sur le programme québécois (PQDSC)

13. Quels sont les inconvénients pour la femme de participer au PQDCS ?

Plusieurs femmes ayant un résultat anormal à la mammographie de dépistage auront une fausse alerte, c’est-à-dire que les examens complémentaires à la mammographie arriveront à la conclusion que tout est normal. Cette situation peut engendrer de l’anxiété. Il arrive aussi que certains cancers ne soient pas détectés par la mammographie. Il faut aussi mentionner les risques minimes d’être exposé à des rayons X. À l'instar de la communauté scientifique et médicale mondiale, l’Association des radiologistes du Québec estime que les bénéfices du dépistage du cancer du sein compensent largement pour les risques mineurs associés à une radiographie.


14. Quels sont les avantages pour la femme de participer au PQDCS ?

Les avantages du dépistage par la mammographie sont nombreux. La femme qui participe au PQDCS s’assure de :

  • La qualité des services offerts dans les centres de dépistage désignés du PQDCS.
  • Être invitée aux deux ans pour passer une nouvelle mammographie de dépistage.
  • Passer une mammographie de dépistage dans un centre de dépistage désigné répondant à des standards de qualité élevés.
  • Recevoir le résultat de sa mammographie de dépistage à la maison.
  • Une prise en charge rapide advenant un résultat anormal et que des examens complémentaires soient recommandés par le radiologiste qui a analysé les clichés de la mammographie. On pourra alors :

    - prescrire les examens complémentaires recommandés;

    - orienter la femme vers un centre de référence pour investigation désigné qui est affilié au PQDCS.

Il est important de savoir que si une femme n’a pas de médecin de famille, le programme lui proposera un médecin pour faire le suivi de sa mammographie de dépistage.

15. Comment les résultats d’une mammographie sont-ils analysés ?

Un médecin radiologiste analyse les images, décrit les anomalies et émet un diagnostic. Lorsqu’elles sont disponibles, il compare la mammographie la plus récente avec les mammographies précédentes. Il dicte son rapport et l’envoie au médecin traitant. La femme et son médecin sont par la suite avisés des résultats par le personnel du PQDCS.

16. Qu’est-ce qui se passe si on décèle une anomalie qui nécessite un suivi ?

Si, lors de la mammographie de dépistage, on a observé un changement ou une anomalie qui nécessite un suivi, le radiologiste en informe le médecin traitant et recommande d'autres examens, si nécessaires. Environ 10 femmes sur 100 doivent subir d’autres examens à la suite d’une mammographie de dépistage. Dans 90 % des cas, la conclusion de ces examens additionnels sera normale.

17. Pourquoi le programme est-il limité aux femmes de 50 à 69 ans ?

Le PQDCS concerne les femmes asymptomatiques de 50 à 69 ans qui n’ont jamais été atteintes d’un cancer du sein. On estime que le risque de décès par cancer du sein diminue chez les femmes de 50 à 69 ans qui participent à un programme de dépistage organisé. En ce qui concerne les femmes plus jeunes ou plus âgées, les études sont moins concluantes et c’est pour cette raison qu’elles ne sont pas incluses dans le PQDCS. Pour les femmes de 40 à 49 ans ou de 70 ans et plus, la mammographie de dépistage est tout de même accessible, mais avec une ordonnance d’un médecin.

18. L’accès à la mammographie dans le cadre du PQDCS est-il assuré par la RAMQ ?

Oui, les tests offerts dans le cadre du Programme de dépistage du cancer du sein sont entièrement couverts par la Régie de l’assurance maladie du Québec.

19. J’ai un ou deux implants (prothèses) mammaires. Puis-je quand même recevoir une mammographie ?

Les femmes ayant des implants  (prothèses) mammaires peuvent participer au PQDCS. Elles devraient suivre les mêmes recommandations de dépistage du cancer du sein que les femmes sans implants. De plus, aucun lien n'a été établi entre le port d'implants (prothèses) mammaires (remplis de silicone ou de solution saline) et l'apparition d'un cancer du sein.

Les technologues du PQDCS savent comment comprimer soigneusement les seins pour minimiser les risques de rupture de l'implant (prothèse) pendant la mammographie. Il faut toutefois noter que les implants (prothèses) mammaires peuvent parfois nuire à l’exactitude de l’interprétation d’un cliché mammaire parce que les implants (prothèses) en silicone et les implants (prothèses) salins ne sont pas transparents sur les radiographies et peuvent bloquer la vue des tissus situés derrière eux, surtout lorsque l’implant (prothèse) est placé devant plutôt que derrière les muscles de la poitrine.

20. J’ai des très gros OU petits seins. Puis-je passer une mammographie?

Une femme ayant de petits seins possède suffisamment de tissu mammaire pour pouvoir faire une mammographie. Même les hommes, qui ont vraiment très peu de poitrine, peuvent passer cet examen. Une femme avec une poitrine volumineuse peut elle aussi passer une mammographie. Il est alors possible que la technologue doive prendre plus de 2 images par sein pour bien visualiser tous les tissus des seins.

21. Qu’en est-il de l’auto-examen des seins (AES) et de l’examen clinique des seins (ECS) ?

L’AES n’est pas recommandé comme moyen de dépistage. Un ECS minutieux réalisé par un médecin, selon les règles de l’art, peut faire partie de l’examen médical périodique, mais ne peut remplacer la mammographie de dépistage.

22. Qu’est-ce qu’une microcalcification ?

Les microcalcifications sont des dépôts de calcium, de très petite taille. La majorité d’entre elles sont bénignes, mais lorsqu’elles sont plus regroupées ou d’apparition récente, elles doivent être considérées comme suspectes et leur nature doit donc être précisée par d’autres examens (i.e. clichés complémentaires, biopsie, etc.).

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