Le dépistage du cancer du sein par la mammographie

La mammographie : le meilleur outil de dépistage !

La mammographie est un examen radiologique, le moyen jugé le plus efficace pour détecter de façon précoce le cancer du sein. Elle permet de détecter de très petites tumeurs qui ne peuvent être trouvées au toucher.

Par le biais de radiographie à très faible dose de rayons X, la mammographie permet d’obtenir des clichés mammaires, soit des images détaillées du sein sous différents angles. Le sein est d’abord placé entre deux plaques de compression qui se referment brièvement l’une contre l’autre de manière à aplatir le sein. La compression du tissu mammaire est nécessaire, car elle permet d’obtenir des images plus claires tout en minimisant autant que possible la quantité de radiation utilisée.

L’auto-examen des seins n’est pas recommandé comme moyen de dépistage. Un examen clinique minutieux des seins, réalisé par un médecin selon les règles de l’art, peut faire partie de l’examen médical périodique, mais ne peut remplacer la mammographie de dépistage.

Deux types de mammographies sont faites couramment :

  1. La mammographie de dépistage, celle qui est proposée de manière proactive à toutes les femmes âgées de 50 à 69 ans, dans le cadre du Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) ou aux femmes de 40 à 49 et de plus de
    70 ans sur prescription médicale.

    La mammographie de dépistage est l’équivalent d’une photo des seins d’une femme alors qu’elle n’a PAS de symptômes. Celle-ci permet de détecter un cancer tôt, augmentant ainsi la réussite du traitement.

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  2. La mammographie diagnostique est indiquée pour toute femme, quel que soit son âge, qui présente une anomalie à l’examen clinique (par exemple, une masse perceptible au sein) constatée par son médecin de famille.

    Une mammographie diagnostique est également réalisée dans le cadre du suivi des patientes ayant déjà eu un cancer du sein.

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Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS)

Depuis maintenant treize ans, le Québec s’est doté d’un programme de dépistage systématique du cancer du sein, initié par le Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, s’adressant aux femmes de 50 à 69 ans. Il s’agit d’un service couvert par la Régie de l’assurance-maladie du Québec. Chaque femme est invitée personnellement à participer au programme. Le Programme québécois permet à toutes les femmes de ce groupe d’âge ne présentant pas de symptômes de passer une mammographie aux deux ans.

L’objectif de ce programme est de diminuer la mortalité par cancer du sein. C’est prouvé, le risque de décès par cancer du sein diminue chez les femmes de 50 à 69 ans qui participent au dépistage.  

Les experts médicaux, incluant les membres de l’Association des radiologistes du Québec (ARQ), recommandent aux Québécoises de passer une mammographie de dépistage sur une base régulière, soit aux deux ans à partir de l’âge de 50 ans jusqu’à 69 ans.

Pour de plus amples informations concernant le programme de dépistage et sa procédure cliquez sur l’hyperlien suivant : Programme québécois de dépistage du cancer sein (PQDCS)

Polémique relative à une étude publiée dans la revue Radiology – Mai 2013

L’étude dont les résultats ont été publiés le 14 mai dans la revue Radiology a été réalisée en Ontario. Elle compare trois types d’appareils pour faire des mammographies : un appareil avec film (classique), un appareil à film où l’image est lue par un capteur qui la numérise (CR) et un appareil totalement numérique (DR).

Voici la position de l’Association des radiologistes relativement à cette étude

  • L’Association des radiologistes du Québec tient à rassurer les femmes relativement à la qualité des mammographies réalisées au Québec.
  • Les résultats d’évaluation du Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) démontrent que les taux de détection des cancers chez nous sont excellents, se comparant avantageusement avec les normes internationales en ce domaine, et qu’ils se sont maintenus depuis l’arrivée de la technologie numérique.
  • Il serait hasardeux de transposer les données d’une étude réalisée dans une autre région, alors que les données pour le Québec sont disponibles et confirment la stabilité des taux de détection. 
  • Le ministère de la Santé et des Services sociaux suit déjà à la lettre les recommandations de l’étude publiée dans Radiology, en évaluant séparément les deux technologies (CR et DR) de mammographie.
  • L’ARQ recommande que les femmes poursuivent leurs visites dans les centres désignés du PQDCS, peu importe la technologie utilisée, qu’elle soit CR, DR ou classique. Il n’est pas recommandé de faire reprendre l’examen de mammographie pour les femmes ayant passé leur mammographie de dépistage dans un centre doté d’un appareil CR.